Saint Amour au FIFA Mons 2016

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Vous prendrez bien un petit verre avec Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste, Benoît Delépine et Gustave Kervern ! Ils présenteront Saint-Amour…Venez trinquer avec eux!

Un road movie à travers les plus beaux vignobles de France. Un voyage initiatique où père et fils vont apprendre à se découvrir, à s’apprivoiser, aussi. Un film drôle et attachant, à l’image de son duo de réalisateurs, voilà ce que nous proposent les réalisateurs Benoît Delépine et Gustave Kervern!

L’esprit Groland
Entre Delépine et Kervern, c’est une grande histoire d’humour, qui commence en 1999, sur le proramme télévisé de Canal+ Grolandsat. Benoît Delépine avait été l’un des auteurs des Guignols, puis l’une des figures marquantes du journal télévisé satirique Groland, avant de se lancer dans le cinéma avec Michael Kael contre la World News Company. Gustave Kervern, avait quant à lui travaillé sur plusieurs émissions de télévision dont Avis de recherche et Surprise sur Prise, avant de collaborer avec Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h sur le Top 50 et Le plein de Super.

Les deux hommes renouvellent leur collaboration autour de projets tels que Aaltra (2004) ou Avida (2006), qui sera projeté à Cannes Hors Compétition. Fidèle à l’esprit contestataire de Groland, ils poursuivent sur leur lancée avec Louise Michel (2008). Porté par Yolande Moreau et Bouli Lanners, ce film est notamment récompensé au Festival de San Sebastian où il reçoit le prix du scénario. Deux ans plus tard, ils retrouveront Yolande Moreau, cette fois aux côtés de Gérard Depardieu, Isabelle Adjani, Benoît Poelvoorde et Miss Ming, dans Mammuth (2010). Leur comédie, d’abord présentée à la soixantième berlinale, manque de peu le grand succès aux Césars 2011. L’année suivante, Benoît Delépine et Kervern réalisent Le Grand soir – présenté en sélection officielle dans la section Un Certain regard – avant de se retrouver, en 2015, sur Saint Amour.

Poelvoorde, « l’attachiant »
Sa participation à ce qui était au départ un travail de fin d’études le propulse sur le devant de la scène. Après ce désormais culte C’est arrivé près de chez vous (1992), il effectue un passage au théâtre, avant de passer à la télévision, avec ses chroniques Les Carnets de Monsieur Manatane (1997-1998/ Canal+).

Dans un registre plus grand public, il apparaît dans Les Randonneurs (1997) de Philippe Harel, une réussite au box-office. L’acteur enchaîne les comédies avec une prédisposition pour les rôles de grands cyniques, bêtes et méchants, comme en témoignent ses prestations dans Les Convoyeurs attendent (1998) et Les Portes de la gloire (2001) de Christian Merret-Palmair. En 2001, il retrouve Philippe Harel pour enfourcher Le Vélo de Ghislain Lambert, avant de donner la réplique à Gérard Lanvin dans la grosse production Le Boulet (2002). La même année, il reçoit le prix Jean Gabin, récompense attribuée chaque année à un espoir du cinéma français. En 2004, Poelvoorde endosse le costume de Cloclo dans Podium. La même année, il connaît une nouvelle consécration en rejoignant le Jury du 57ème Festival de Cannes présidé par Quentin Tarantino.

Il s’illustre ensuite dans Atomik Circus (2004), Narco (2004) et Les Deux mondes (2007). Parallèlement, il s’essaie à un registre plus dramatique en donnant dans le thriller avec Entre ses mains (2005). Il revient ensuite à la comédie, en interprétant Brutus, fils de César, dans la superproduction Astérix aux Jeux Olympiques (2008). Il rejoue aussi sous la direction de Philippe Harel, en redevenant guide touristique pour Les Randonneurs à Saint-Tropez, suite du film tourné en 1997.

En 2011, Poelvoorde renoue avec la comédie, dans Rien à déclarer. C’est également cette année-là qu’iil retrouve la réalisatrice Anne Fontaine dans Mon Pire Cauchemar, qui dénote totalement avec leur précédente collaboration Coco avant Chanel (2008). En 2012, il rejoint le duo déjanté de réalisateurs Delépine / Kervern sur Le Grand soir. C’est avec un autre duo tout aussi décalé, Nicolas & Bruno, qu’il tourne dans Le Grand Méchant Loup (2013) aux côtés de Kad Merad et Fred Testot. La même année, il est la tête d’affiche du film de Fabienne Godet, l’émouvant Une Place sur la terre.

Par la suite, il interprète un manager de football dans la comédie Les Rayures du zèbre (2014) avant de revenir à un genre plus sombre avec 3 cœurs (2014). Peu après, il entre dans l’univers de Xavier Beauvois à l’occasion de La Rançon de la Gloire (2015).

En 2015, il retrouve Jean-Pierre Améris à l’occasion du tournage du film Une Famille à louer. Il incarne ni plus ni moins que Dieu dans Le Tout Nouveau Testament, de Jaco Van Dormael et tourne Saint Amour.

Vincent Lacoste, le « beau sale gosse »
Empreint d’un humoir et d’un détachement inhabituels chez un jeune homme, Vincent Lacoste fait ses premiers pas au cinéma en 2009 avec un premier long métrage du dessinateur Riad Sattouf Les Beaux gosses. Le film est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes et est très remarqué par l’opinion publique ainsi que les critiques. Il sera d’ailleurs nommé dans la catégorie du meilleur espoir masculin aux Césars 2010.

L’acteur se voit proposer, en 2011, des rôles qui augurent une carrière prometteuse, notamment avec Au bistro du coin de Charles Nemes. La même année, il donne la réplique à Jean-Paul Rouve et Judith Godrèche dans Low Cost, avant de participer au tournage de la sixième réalisation de Julie Delpy : Le Skylab.

Le jeune comédien endosse ensuite le rôle de Pierrick pour la première réalisation de Nicolas Benamou, De l’huile sur le feu (2011). L’année suivante, l’acteur Jonathan Zaccaï lui propose d’interpréter le personnage principal dans son premier long métrage, JC Comme Jésus Christ. Cette même année, décidément très dense pour lui, Vincent Lacoste est à l’affiche d’Astérix et Obélix: Au service de sa Majesté, la nouvelle (très) grosse production consacrée aux aventures du célèbre petit Gaulois. En 2015, on peut le retrouver dans Saint Amour.

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Synopsis:

Tous les ans, Bruno (Benoît Poelvoorde), agriculteur, fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, il y retrouve son père, Jean (Gérard Depardieu), avec lequel il entretient des relations conflictuelles. Or ce dernier envisage de se rapprocher de lui et de faire la paix. Sur un coup de tête, Jean convainc son fils de partir avec lui sur la route pour entreprendre une vraie tournée des vins. En compagnie de Mike (Vincent Lacoste), un chauffeur de taxi embarqué malgré lui dans cette randonnée, ils s’engagent dans une véritable traversée du paysage rural français…

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Réalisation : Benoit Delépine et Gustave Kervern
Interprétation : Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste, Gustave Kerverne, Céline Sallette
Scénario : Benoit Delépine et Gustave Kervern
Production : Jean-Pierre Guérin, Benoît Delépine, Gustave Kervern
Pays : France
Durée : 1h41

(via www.fifa-mons.be)