« La dernière illusion » au Ramdam

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Tous les jours à 18h00, sur la façade du complexe Imagix à Tournai
Projection de 40 photos qui dérangent, d’après l’oeuvre d’Alessandro Grassani
« Migrants Environnementaux » « La dernière illusion »
dans le cadre de la 6ème édition – du RAMDAM FESTIVAL
« Migrants Environnementaux » « La dernière illusion » Une exposition d’exception, un témoignage poignant à voir jusqu’au 26 janvier 2016 inclus.

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Alessandro Grassani (né en 1977, en Italie) est un photographe basé à Milan. Il a sillonné plus de 30 pays pour couvrir des événements internationaux sur des thèmes sociaux.
Son projet « Migrants Environnementaux » La dernière illusion, aborde la migration environnementale, sociale, urbaine due au changement climatique.

En 2008, pour la première fois de l’histoire, plus de gens vivent en zone urbaine qu’en zone rurale. En 2050, la terre devra affronter le traumatisme que représentent quelques 200 millions de migrants environnementaux, nouvelle urgence humanitaire de notre planète.

Du Bangladesh au Kenya en passant par la Mongolie, l’œil du photographe a saisi ces hommes dans leur lutte contre les adversités environnementales. Comme cet instantané, pris dans la province d’Arkhangai en Mongolie, qui montre une femme de 29 ans, traînant un mouton mort sur une mer de neige glacée. En 2010, lors d’un des plus rudes dzud — le nom mongol donné à ces hivers extrêmement rudes —, plus de 8 millions de moutons, vaches, chevaux et chameaux sont morts de faim et de froid, contraignant quelque 20 000 personnes à quitter leurs terres pour rejoindre Oulan-Bator, la capitale. Alessandro Grassani y a suivi ces migrants qui tentent de survivre en fouillant une décharge, à la recherche de déchets qu’ils pourront revendre.

« Il n’y a aucune différence entre le changement climatique et la guerre, souligne le photographe qui a travaillé dans des zones de conflits. Qu’il s’agisse d’une bombe détruisant votre village, décimant votre famille, ou qu’il s’agisse d’un cyclone, d’une sécheresse qui tue votre enfant, le privant d’eau portable, de nourriture, et vous contraint à abandonner tous vos biens, dans les deux cas, les gens souffrent parce qu’ils perdent leurs proches, leur terre. » Et de conclure : « Dans les deux cas, l’homme est responsable.

www.ramdamfestival.be